1 € par ordre, des plans d’investissement gratuits, un compte rémunéré et, depuis la fin du PFOF, une vraie interface sur ordinateur : Trade Republic est devenu bien plus qu’une appli de trading. J’y ai ouvert un compte-titres en 2023, je l’ai gardé près de deux ans, et voici ce que vaut vraiment le néo-courtier allemand, produit par produit.
Le meilleur rapport simplicité/frais du marché pour investir en ETF sur le long terme, avec une couche bancaire que peu de courtiers offrent. La profondeur de l’offre et la souplesse des transferts restent en retrait, ce qui l’empêche d’être un courtier universel.
- 1 € par ordre, plans d’investissement programmés à 0 €, aucun frais de garde
- Banque agréée (garantie des dépôts 100 000 €) et liquidités rémunérées
- Carte de paiement, Saveback 1 % et compte du quotidien dans la même app
- Depuis la fin du PFOF : carnet d’ordres, spread affiché et interface ordinateur
- Offre en titres moins large (small caps, actifs spécialisés peu présents)
- Le spread reste le vrai coût, pas toujours affiché sur les petits écarts
- Transferts de PEA laborieux, frais de sortie de 25 € par ligne de titres
- Compte à l’étranger : déclaration 3916 et fiscalité à gérer soi-même
Trade Republic, banque et courtier à la fois
Trade Republic Bank GmbH est une banque allemande basée à Berlin, agréée par la BaFin et supervisée par la Bundesbank depuis 2023. Elle opère en France sous passeport européen et revendique plus de 10 millions de clients. À l’origine c’est un néo-courtier lancé en 2015 ; aujourd’hui c’est aussi une néobanque avec IBAN, carte de paiement et compte rémunéré. Cette double casquette est ce qui déroute le plus quand on découvre la plateforme.
Je ne vais pas refaire ici la présentation complète du modèle, je l’ai déjà détaillée dans mon guide sur ce qu’est vraiment Trade Republic. Ce qui compte pour un avis : vous avez affaire à un vrai établissement bancaire, pas à une simple application de courtage posée sur un teneur de marché.
- Banque allemande agréée BaFin, active en France sous passeport européen.
- Deux métiers : courtier (actions, ETF, obligations, crypto) et néobanque (carte, IBAN, épargne).
- Investissement possible dès 1 € grâce au fractionné.
J’ai ouvert un compte-titres chez Trade Republic en 2023, que j’ai utilisé activement pendant près de deux ans : ordres réels, plans d’investissement programmés, un peu de crypto, et un passage par le service client. Mon jugement s’appuie sur cet usage, pas sur une fiche produit recopiée. J’ai complété par un suivi des grilles tarifaires à jour et des retours d’utilisateurs sur Trustpilot et les forums, où Trade Republic affiche des dizaines de milliers d’avis.
Pour rester comparable à mes autres avis courtiers, je note toujours sur les mêmes critères : frais réels sur un ordre précis, profondeur de l’offre, sécurité et entité contractuelle, expérience de l’application, qualité d’exécution, et souplesse des transferts. Dernière vérification des tarifs et fonctionnalités : août 2026.
Les comptes et produits Trade Republic
C’est ce qui fait la force et la limite de Trade Republic : beaucoup de produits dans une seule app, mais chacun avec ses règles. Voici l’essentiel de chaque brique, avec un lien vers mon avis détaillé quand j’en ai écrit un.
Le compte-titres, cœur historique de la plateforme
Le CTO donne accès à l’univers le plus large : actions internationales, plusieurs milliers d’ETF, obligations accessibles dès 1 €, un wallet crypto et même du private equity fractionné. Au total, autour de 13 000 titres sur une vingtaine de places. C’est l’enveloppe à privilégier si vous visez des marchés hors Europe ou des actifs qu’un PEA ne peut pas loger.
Le PEA, une offre correcte mais à connaître avant de s’engager
Trade Republic propose un PEA, ce qui reste rare chez un courtier étranger, à la même tarification que le CTO. L’offre en ETF couvre bien les stratégies passives (MSCI World, CAC 40, sectoriels), mais les small caps françaises et certains titres sont absents. Surtout, le transfert d’un PEA existant est laborieux. J’ai été assez critique sur ce point dans mon avis complet sur le PEA de Trade Republic, à lire si c’est votre projet principal.
Les plans d’investissement programmés, le vrai atout
Le DCA automatisé est gratuit, configurable dès 1 €, en fréquence hebdomadaire ou mensuelle. Vous définissez le titre, le montant, la fréquence, et Trade Republic exécute sans frais d’ordre. Beaucoup de courtiers ne proposent pas cette fonction, ou la facturent. C’est la mécanique qui a fait le succès de la plateforme auprès des investisseurs long terme, et honnêtement, c’est là qu’elle est la plus difficile à battre.
La crypto : simple à acheter, moins souple à gérer
Vous pouvez acheter une cinquantaine de cryptos, soit depuis le compte-titres (mais elles restent bloquées, non transférables), soit via le Wallet Crypto qui autorise transfert et staking. Le coût réel n’est pas le 1 € affiché mais un spread d’environ 0,8 %, nettement plus élevé que sur les ETF. Correct pour poser un peu de Bitcoin dans son patrimoine, insuffisant pour une vraie stratégie crypto : je développe tout ça dans mon avis sur l’offre crypto de Trade Republic. Pour un usage plus poussé, un exchange comme Kraken reste plus adapté.


La partie banque : carte, IBAN et Saveback
Depuis sa licence bancaire, Trade Republic fournit un IBAN, une carte de paiement (virtuelle gratuite, physique et carte Mirror en acier payantes) et un compte rémunéré sur les liquidités non investies, à un taux indexé sur la BCE. Le Saveback réinvestit 1 % de vos paiements carte dans votre plan d’investissement, plafonné à 15 € par mois et conditionné à un plan actif d’au moins 50 €. C’est malin pour transformer ses dépenses en épargne, à condition d’utiliser la carte au quotidien.


Retour d’expérience : QuentinCe qui m’a le plus servi au quotidien, ce n’est pas la partie trading, c’est le plan programmé. Deux minutes pour le mettre en place, une notification à chaque exécution, et je n’y ai plus touché. En revanche, j’ai acheté un peu de Bitcoin depuis le compte-titres avant le Wallet, et j’ai compris trop tard que je ne pourrais jamais sortir ces coins. Une leçon que j’aurais aimé lire avant de cliquer.
- Univers CTO large (~13 000 titres), PEA correct mais transferts laborieux.
- Le DCA gratuit est le point le plus difficile à battre ailleurs.
- Crypto simple mais spread ~0,8 % ; carte + Saveback + cash rémunéré côté banque.
Les frais, le spread et l’exécution des ordres
Le barème tient sur une ligne : 1 € par ordre, 0 € sur les plans programmés, aucun frais d’ouverture, de garde ni sur les dividendes. Reste le spread, l’écart entre le prix d’achat et le prix de vente. Bonne nouvelle depuis l’algorithme Best Price : sur un ETF ou une action liquide comme un MSCI World, il est de l’ordre de 0,01 %, autant dire négligeable. Il ne s’élargit que sur les titres peu traités ou hors des heures de la bourse de référence, et c’est justement là que Trade Republic l’affiche avant l’ordre.
Frais de courtage minimum par ordre (actions ou ETF)
Barèmes indicatifs à date, ordre au comptant sur une valeur Euronext. XTB : 0 % de commission jusqu’à 100 000 € d’ordres par mois. Hors spread.
Ce que la fin du PFOF a changé pour vos ordres
Depuis l’interdiction du paiement pour flux d’ordres dans l’Union européenne, Trade Republic a revu son moteur d’exécution. Deux modes coexistent : Best Price (mode par défaut, 1 €, l’algorithme cherche le meilleur prix), et Direct Price (2 €, vous choisissez votre place parmi une trentaine). Surtout, un carnet d’ordres agrégé est désormais gratuit dans l’app, et le spread s’affiche dans le récapitulatif dès qu’il atteint 1 %. C’est un vrai gain de transparence, que je détaille dans mon article sur Best Price et Direct Price. Pour le fond du sujet, voyez aussi mon décryptage de la fin du PFOF.


L’autre apport de ce virage, c’est l’arrivée d’une vraie interface sur ordinateur : graphiques avancés, carnet d’ordres, screeners et écran de recherche pour analyser un titre avant d’acheter. Trade Republic n’est plus une app 100 % mobile. Si vous voulez la prendre en main, j’ai fait un pas à pas dans mon guide de l’interface Trade Republic sur ordinateur.


Un point d’honnêteté rarement mentionné : si vous transférez vos titres vers un autre courtier, Trade Republic facture 25 € par ligne. Sur un portefeuille de plusieurs positions, la sortie coûte donc bien plus que l’entrée. Plutôt qu’un barème figé, testez le coût d’un ordre avec votre montant réel :
Sur un ETF ou une action très échangée, le spread en Best Price est de l’ordre de 0,01 %, c’est-à-dire quasi nul : le coût se résume au 1 € fixe. Il ne s’élargit que sur les titres peu traités ou hors des heures de la bourse de référence. Le simulateur reflète ce cas courant ; il ne modélise pas une ligne illiquide, où l’écart peut monter et où Trade Republic vous l’affiche justement avant de valider.
- 1 € par ordre, 0 € sur les plans, aucun frais de garde ni de dividende.
- Spread quasi nul (~0,01 %) sur les ETF et actions liquides en Best Price, affiché s’il dépasse 1 %.
- Sortie facturée 25 € par ligne de titres transférée : à intégrer avant d’entrer.
Sécurité, régulation et fiscalité du compte
C’est souvent la première question quand on découvre une banque étrangère. Vos liquidités sont couvertes par le fonds de garantie des dépôts allemand jusqu’à 100 000 €, comme dans n’importe quelle banque de la zone euro. Vos titres, eux, restent votre propriété : ils sont ségrégués et vous reviennent en cas de faillite, avec un mécanisme d’indemnisation jusqu’à 20 000 € pour les manquements. Le cadre est standard, encadré par la BaFin.
La contrainte réelle est ailleurs : comme le compte est domicilié en Allemagne, aucun impôt n’est prélevé à la source pour vous. Vous devez déclarer le compte chaque année via le formulaire 3916, et déclarer vous-même vos plus-values et dividendes, soumis à la flat tax de 31,4 %. Rien d’insurmontable, mais c’est du travail que les courtiers français font à votre place. J’ai écrit un tutoriel pas à pas : Trade Republic et déclaration d’impôts.
Retour d’expérience : QuentinLe service client a longtemps été le point faible, et c’est en partie pour ça que mon premier passage en 2023 m’avait laissé mitigé. Depuis avril, un support téléphonique existe enfin, ce qui va dans le bon sens. Les délais restent perfectibles d’après les retours, mais l’époque où l’on ne pouvait joindre personne est terminée. À surveiller dans la durée.
- Liquidités garanties 100 000 €, titres ségrégués (indemnisation jusqu’à 20 000 €).
- Compte à l’étranger : formulaire 3916 et fiscalité à déclarer soi-même.
- Support téléphonique disponible depuis avril, encore perfectible sur les délais.
Pour qui Trade Republic est-il fait
Aucun courtier ne convient à tout le monde. Je raisonne sur les trois profils que j’utilise dans tous mes avis, pour que vous puissiez vous situer vite.
Le débutant régulier qui investit 100 à 300 € par mois sur un ETF monde est le profil idéal : plans gratuits, 1 € par ordre indolore sur ces montants, application limpide. L’investisseur actif qui passe des ordres plus gros et cible des places précises y gagne depuis Direct Price et l’interface ordinateur, mais reste limité sur les ordres avancés et le catalogue. Le patrimonial apprécie le cadre bancaire et le cash rémunéré, mais le spread sur de gros ordres et la fiscalité à gérer soi-même pèsent davantage à ce niveau.
| ✅ Trade Republic est fait pour vous si… | ❌ Passez votre chemin si… |
|---|---|
| Vous investissez en DCA sur ETF, chaque mois | Vous cherchez un service client aussi réactif qu’une banque française |
| Vous voulez des frais bas et une app simple sur mobile | Vous visez des small caps ou des actifs spécialisés |
| Vous aimez centraliser Bourse, carte et épargne | La déclaration d’un compte étranger vous rebute |
| Vous débutez avec de petits montants (dès 1 €) | Vous transférez souvent vos titres d’un courtier à l’autre |
Si vous hésitez avec un autre courtier, j’ai comparé les deux références dans mon comparatif XTB ou Trade Republic, et pour situer la plateforme face à toute la concurrence PEA, voyez mon classement des meilleurs PEA.
- Meilleur choix pour le débutant régulier en DCA sur ETF.
- Correct pour l’actif depuis Direct Price, en retrait sur les ordres avancés.
- Pour le patrimonial : cadre rassurant, mais spread et fiscalité à surveiller.
Mon verdict sur Trade Republic
Trade Republic tient ses promesses là où c’est le plus important pour un particulier : des frais parmi les plus bas du marché, un DCA gratuit redoutable, un cadre bancaire complet et, depuis la fin du PFOF, une transparence d’exécution qu’on n’attendait pas. Ses limites sont réelles mais claires : offre en titres moins profonde, transferts pénibles, et un compte étranger à déclarer. Pour une stratégie d’épargne longue et disciplinée, c’est une des combinaisons les plus cohérentes disponibles en France.
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Voir l’offre de parrainage Trade RepublicQuestions fréquentes
Trade Republic est-il fiable ?
Oui. Trade Republic est une banque allemande agréée par la BaFin, active en France sous passeport européen. Vos liquidités sont garanties jusqu’à 100 000 € par le fonds de garantie des dépôts allemand, et vos titres restent votre propriété, avec une indemnisation jusqu’à 20 000 € en cas de manquement. J’ai utilisé la plateforme près de deux ans sans problème de fiabilité technique.
Quels sont les frais réels de Trade Republic ?
1 € par ordre en mode Best Price, 2 € en Direct Price si vous choisissez votre place, et 0 € sur les plans d’investissement programmés. Aucun frais d’ouverture, de garde ni sur les dividendes. Sur les ETF et actions liquides, le spread reste quasi nul (~0,01 %) grâce à l’algorithme Best Price, et Trade Republic l’affiche avant l’ordre s’il dépasse 1 %, ce qui n’arrive que sur les titres peu traités. Un transfert de titres sortant coûte 25 € par ligne.
Trade Republic propose-t-il un PEA ?
Oui, avec la même tarification que le compte-titres (1 € par ordre). L’offre en ETF est correcte pour une stratégie passive, mais les small caps sont peu représentées et le transfert d’un PEA existant est laborieux. Je détaille les vraies limites dans mon avis dédié au PEA de Trade Republic.
Faut-il déclarer son compte Trade Republic aux impôts ?
Oui. Comme le compte est domicilié en Allemagne, vous devez le déclarer chaque année via le formulaire 3916, et déclarer vous-même vos plus-values et dividendes, soumis à la flat tax de 31,4 %. Aucun impôt n’est prélevé à la source à votre place, contrairement à un courtier français.
Trade Republic est-il disponible sur ordinateur ?
Oui, depuis la fin du PFOF, une interface web gratuite est accessible depuis un navigateur, avec graphiques avancés, carnet d’ordres, screeners et données en direct. Elle complète l’application mobile, restée le cœur de l’expérience. Le déploiement s’est fait par vagues sur plusieurs semaines.
Peut-on acheter des cryptos sur Trade Republic ?
Oui, une cinquantaine de cryptos, soit depuis le compte-titres (non transférables), soit via le Wallet Crypto qui permet transfert et staking. Le coût réel est un spread d’environ 0,8 %, plus élevé qu’un exchange spécialisé. C’est adapté pour une exposition simple, moins pour une stratégie crypto active.
Trade Republic ou XTB : lequel choisir ?
Trade Republic se distingue par le cadre bancaire, le cash rémunéré et le DCA gratuit ; XTB va plus loin sur les frais (0 % de commission sous 100 000 € d’ordres par mois) et l’interface pour investisseurs actifs. Le choix dépend de votre profil : je les compare en détail dans mon article XTB ou Trade Republic.






Comment j’ai évalué Trade Republic